Les transports

La voiture est un moyen de transport à consommer avec modération. Quand il est indispensable de l’utiliser, il faut penser à optimiser ses déplacements : regrouper les courses (une liste de courses est bien pratique pour ne rien oublier), pratiquer le covoiturage… Pour les petits trajets, la marche à pied, le vélo, les rollers, la trottinette, sont recommandés. En cas de grosse fatigue, le bus fera l’affaire ! Enfin, les jours de grosses chaleurs, la voiture est fortement déconseillée, car elle contribue à la pollution à l’ozone.

Le choix du mode de transport

La distance, le lieu (urbain, extra urbain), le motif (course, travail, voyage), et les moyens de transport à disposition peuvent nous faire privilégier un mode de transport plus qu’un autre, mais nous n’allons pas rentrer dans du cas par cas et seulement nous intéresser aux conséquences de chacun d’eux dans leur contexte le plus usuel.

Les transports en commun (urbain)

  • Bus 90g de Co2/personne et par kilomètre

Le bus diesel est en voie de disparition dans nos villes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, de plus en plus de bus hybrides (électrique/diesel) bus au gaz naturel ou biocarburant, bus électrique remplacent petit à petit le parc. Un bus rempli de passagers (environ 50 personnes) permet de retirer 40 véhicules de la route aux heures de pointe, et d’économiser ainsi environ 200 litres de carburant par jour.

Comme nous ne disposons pas du nombre de voyage en bus par type de carburant, nous avons estimé les émissions par km-passager de la flotte totale. Dans la réalité un bus au gaz naturel émet environ 20% de CO2 en moins qu’un bus roulant au gasoil.

  • Tram 30g de Co2/personne et par kilomètre

De plus en plus de villes s’équipent du tramway ou modernise le réseau existant. Plus silencieux, moins polluant et inséré dans un véritable écrin de verdure, le tramway a un impact environnemental  réduit. Avec ses nombreuses plantations végétales, son arrivée va de plus s'accompagner d'une diminution de la pollution atmosphérique. Les trams n’émettent pas directement de Gaz à ; Effets de Serre. Toutefois, ce mode de  transport utilise une quantité d’énergie importante sous forme d’électricité. Il est donc question des  émissions de CO2 indirectes.

  • Métro 20g de Co2/personne et par kilomètre

Champion toutes catégories en ville, le métro tout comme le tramway utilise une quantité d’énergie importante sous forme d’électricité, mais certaines rames récupèrent l’énergie lors du freinage et la réinjecte sur son réseau. Cette technique permet de réutiliser 24% de l'énergie consommée. A Paris, la RATP a dévoilé en juin 2009, les nouvelles rames de métro, MF 2000, conçues pour consommer 30 % d'énergie de moins que ses prédécesseurs : plus écolo ! Elles vont équiper progressivement trois lignes du réseau parisien et venir ainsi remplacer de vieilles rames datant des années 1970.

Les transports en commun (interurbain)

  • Avion 210g de Co2/personne et par kilomètre (long et moyen courrier)

La lanterne rouge toutes catégories, toutes distances. Un mode de transport à éviter surtout pour les distances de moins de 1 000km (260g Co2/personne au kilomètre) le décollage et l’atterrissage sont très gourmands en kérosène. L’avion est donc le moyen de transport le plus polluant : non seulement, il génère les plus grandes quantités de C02, pour chaque kilomètre parcouru, mais en plus, comme les distances moyennes parcourues sont plus élevées, il est doublement polluant. Les trajets courts des compagnies low-cost effectués dans le cadre de week-ends à l’autre bout de l’Europe sont particulièrement dommageables pour l’environnement.

Aujourd’hui l’industrie aéronautique consciente de la fin du pétrole se tourne vers la construction d’avion réellement écologique qui vole avec un moteur à hydrogène. Mais transporter de l’hydrogène, ce n’est pas évident. Il faudra bien dix ans de recherches pour y parvenir, et encore, un constructeur tout seul ne pourra pas. Mais avant l’hydrogène, on devrait voir des avions avec des moteurs qui fonctionneront au biocarburant.

  • Train 35g de Co2/personne et par kilomètre (TER, RER, Transilien, Corail)

Ces vieilles machines roulent en effet avec un moteur diesel et grâce à l’énergie électrique, mais un gros progrès va pouvoir faire baisser le bilan Co2 puisque la SNCF forme ses cheminots à la conduite « économique » qui leur permet par exemple de ne consommer aucun courant sur certaines portions de parcours. En outre, dans les trains, l’éclairage est à faible consommation et la climatisation contrôlée. De plus en d& eacute;cembre dernier la SNCF a lancée son nouveau Transilien composé à 90 % d'éléments recyclables et équipé d'un système de propulsion avec économiseur d'énergie est surtout novateur sur le plan environnemental. Pour la première fois, la climatisation et le chauffage sont asservis automatiquement au nombre de passagers montant à bord. C'est aussi le premier train en France doté d'un système de chauffage au sol réglé par un thermostat. Et c'est encore le premier train équipé à 100 % de diodes électroluminescentes (LED), qui allègent la facture d'éclairage jusqu'à sept fois. D'ici à 2015, ce train futuriste va progressivement conduire les rames grises en acier inoxydable, sur les rails depuis les années 1960, vers les voies de garage.

  • Autocar 30g de Co2/personne et par kilomètre (hors ville)

Emprunter l'autocar pour de longs trajets ne fait pas beaucoup d'émules. Pourtant, ce mode de transport terrestre, en plus de pratiquer des prix attractifs, offre une flexibilité sans commune mesure avec les autres moyens de transport. Les constructeurs et les opérateurs travaillent main dans la main pour améliorer en permanence les performances environnementales des autocars.

Dans la plupart des pays, 10% des autocars sont remplacés chaque année par des véhicules dotés des dernières technologies en matière de respect de l’environnement, de sécurité et de confort. Une flotte moderne émet beaucoup moins de polluants et consomme beaucoup moins de carburant : tout bénéfice pour la qualité de l’air et l’environnement !

  • TGV 8g de Co2/personne et par kilomètre  (TGV, Eurostar, Thalys, Lyria, Artesia)

A l’origine le TGV (Turbotrain Grande Vitesse) à été développé dans les années 70 avec « Zébulon » pour faire face aux suites de la crise pétrolière de 1973. Depuis sa mise en service le 27 septembre 1981, le TGV n’a eu de cesse de battre des records de vitesse, il s’impose également sur le plan écologique avec un bilan Co2 exemplaire. L’émission de Co2 pour la mise en œuvre d’une LGV (ligne grande vitesse) est compensée par les voyageurs ayants délaissés la voiture ou l’avion en 12 ans d’exploitations.

Des ombres au tableau :

  • L’impact écologique d’une telle ligne sur les milieux naturels, la faune, la flore risquant d'être touchés par le projet. Mais aussi les eaux, tant en surface que souterraines. Sans compter sur les nuisances sonores.
  • Le TGV constitue pour certains un anti-progrès. En effet, en plus de desservir moins de gares et de se concentrer sur de grands pôles et donc d’empêcher le développement économique des milieux ruraux, le TGV entraîne une hausse de prix de 30 % en moyenne sur les lignes qu’il remplace.
  • Le tarif, parfois aussi cher que l’avion, mais ce n’est pas la faute de la SNCF, mais celle de l’état, pourquoi? Suite aux directives votées en 1991 par le Parlement Européen sur l’ouverture à la concurrence des réseaux ferrés, pour le fret en mars 2003,  pour le transport international de passager le 1er janvier dernier et national en 2012, ainsi que l’endettement de la SNCF, l’état à créé en 1997 RFF (Réseaux Ferré de France) chargé de l'entretien, du développement, de la cohérence et de la mise en valeur des voies ferrées françaises. Depuis la SNCF doit payer à RFF un droit de circulation (péages) qui représente 30% du prix d’un billet de TGV. Ces péages sont parmi les plus chers d’Europe et les augmentations régulières sont fixés par le gouvernement.

Moins polluants, plus sûrs, plus rapides. Choisir les transports en commun, c’est préserver la qualité de l’air et réduire l’effet de serre.

Les transports individuels

  • Voiture 160g de Co2/personne et par kilomètre

voiture

On constate une chute des taux moyens d’occupation des voitures particulières dans le monde entier. Dans l’Union européenne, ce taux n’est parfois que de 1,1 à 1,2 passager pour les trajets de courte distance. Même pour les voyages en famille, le taux d’occupation oscille entre 1,4 et 1,7. Pour aller tous les jours au même endroit, on peut essayer de trouver des compagnons de route. En se regroupant, on diminue le nombre de véhicules en circulation et on partage les frais : c’est le covoiturage. Dans certaines entreprises apparaissent des "petites annonces” pour partager des trajets domicile/travail. Sur Internet, des sites spécialisés offrent ou demandent des places pour utiliser plus rationnellement la voiture au quotidien. Quelques règles à respecter pour limiter l’impact de son véhicule sur notre environnement :

1) Bien choisir son véhicule, pour cela, la commission européenne a établi la Directive n° 1999/94/CE le 13 décembre 1999. Cette dernière a pour objet de garantir que des informations relatives à la consommation de carburant et aux émissions de CO2 des voitures particulières neuves, proposées à la vente ou en crédit-bail dans la Communauté soient mises à la disposition des consommateurs, afin de permettre à ceux-ci d'opérer un choix éclairé.

Les émissions de Co2 sont variables d’un véhicule à l’autre que ce soit en fonction du carburant ou de la puissance, le plus mauvais élève étant le 4X4, qui consomme 40% de carburant de plus, rejette plus de Co2 (229g/km) et naturellement occupe plus d’espace qu’une voiture moyenne. Au palmarès 2009 les véhicules diesel ont été meilleurs élèves que les véhicules essence :

- Smart FORTWO 0.8L BVM5 diesel 88g de Co2/km

- Ford NOUVELLE FIESTA 3P/5P 1600 TDCi (90ch) ECOnetic diesel 98g de Co2/km

- Seat Nouvelle IBIZA 5P 1.4TDI (80ch) FAP ECOMOTIVE diesel 98g de Co2/km

- Toyota IQ 68 VVT-i essence 99g de Co2/km

- Daihatsu CUORE II BVM5 essence 104g de Co2/km

- Toyota PRIUS (75ch) VVT-i essence 104g de Co2/km

2) Instaurer de la douceur dans sa conduite est un vrai plaisir : anticiper sur les ralentissements, profiter de l’inertie du véhicule… C’est ce que l’on appelle l’éco-conduite, que nous avons développé dans l’éco-mémo « Eco-Auto ».

voiture verte

Pour conclure sur la voiture, il faut aussi savoir que l’industrie automobile est en pleine révolution, de nombreuses marques proposent désormais des véhicules hybrides (thermique/ électrique), et enfin le « concept car » électrique devient une réalité puisque la plupart des constructeur s’apprêtent à commercialiser leurs premier véhicules 100% électrique entre 2010 et 2012, cependant l’avenir dépend de la volonté politique et industrielle, aussi bien au niveau des accords entre constructeurs qu’à celui des infrastructures nécessaires. Pour être viable et révolutionner notre mobilité, la voiture électrique doit être accompagnée d’une grande volonté de chacun des acteurs de son développement. Aujourd'hui, c'est sur cette problématique plus que sur l'aspect technologique que le débat tend à se porter.

  • Moto 110g de Co2/kilomètre (400 à 1.200 cm3)

moto

En lisant divers sites et surtout forums, je me suis aperçu qu'en fait, il existe 2 catégories de motards. Ceux qui habitent de grandes villes et les provinciaux... Et leurs motivations diffèrent bien souvent car certains roulent un deux roues afin d'éviter les embouteillages, (en général les citadins), et les autres, pour allier transport et plaisirs. Je ne vous ferais pas l’affront d’un copier/coller des règles à respecter pour limiter l’impact de la conduite à moto sur la nature, puisque ce sont les mêmes que pour la voiture ci-dessus. Je vous invite à lire « Mission One : La moto électrique la plus rapide du monde » sur marcelgreen.com

Avant de me faire épingler pour les chiffres des émissions de Co2 par catégorie, je précise qu’il s’agit de moyennes, ces taux changent en fonction de nombreux facteurs et principalement du taux de « remplissage » des transports en commun estimé à 70%.

Souvenons-nous que la marche à pied est une activité inhérente à l’être humain. Se déplacer à pied ou à vélo est aussi bon pour la santé que pour l’environnement. Pour les petits déplacements, pensez: Vélo, rollers, trottinette, segway…

velo

trottinette

roller

piéton

segway

 

 

 

 

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