Biocarburants : de quoi parle-t-on ?
Les biocarburants sont des carburants d’origine agricole. Ils sont obtenus à partir de matières organiques végétales ou animales, appelées encore biomasse, et utilisés dans les moteurs. On différencie trois grandes classes de biocarburants selon la matière végétale ou animale utilisée :
- les huiles végétales, aussi appelées « huiles pures », obtenues par simple pressage des graines ;
- les esters méthyliques d’huile végétale (EMHV) appelés aussi Diester ou biodiesel,issus de la transformation chimique de ces huiles.
En France, les biocarburants sont principalement utilisés en mélanges avec des carburants fossiles. Ces mélanges peuvent être plus ou moins riches en biocarburants :
Biocarburants : un moyen de lutter contre le changement climatique et la pollution de l’air
Le CO2 (dioxyde de carbone) rejeté lors de la combustion des biocarburants est en grande partie absorbé lors de la croissance des plantes qui servent à le fabriquer. Comme tous les produits issus de la biomasse, on considère donc que leurs émissions de CO2 sont nulles.
En outre, en 2002, l’ADEME et le ministère de l’Industrie ont fait réaliser une étude l'analyse du cycle de vie (ACV) des différents carburants qui ne se limite pas aux émissions résultant de l’utilisation des carburants mais qui intègre aussi celles liées à l’ensemble de leur processus de fabrication (production, transport, transformation, distribution). Cet ACV a permis de comparer leurs émissions de gaz à effet de serre et leur rendement énergétique (plus le rendement est élevé, moins d’énergie fossile est nécessaire à la production du carburant) :
Les résultats ont montré un réel avantage des biocarburants :
Une étude comparative, pilotée par l’ADEME, de l’ensemble des analyses de cycle de vie menées au niveau mondial a confirmé les ordres de grandeur de ces résultats. Certaines études concluent a un avantage moins important pour l’éthanol ; cette diversité des résultats s’explique en majeure partie par des différences méthodologiques ou d’hypothèses mais le bilan de la filière éthanol reste toujours positif par rapport aux carburants d’origine fossile quelles que soient les études.
Par ailleurs, les biocarburants ont aussi des impacts positifs sur la pollution locale de l’air. La présence d’oxygène dans les biocarburants améliore leur combustion et permet de réduire ainsi la quantité de particules, de monoxyde de carbone et de la plus part des polluants émis. De plus, ces carburants ne contiennent pas de soufre. L’utilisation des biocarburants a donc globalement des effets positifs sur l’air et le climat. Mais il faut veiller également à ce que leur mode de production soit respectueux de l’environnement : mode de culture, usage de pesticide, irrigation, méthode de raffinage…
En France, le secteur des transports est responsable des 26 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. L’utilisation des biocarburants fait partie des solutions à mettre en oeuvre pour réduire l’impact de ce secteur. Il existe d’autres pistes de développement comme les véhicules propres mais le développement des biocarburants est la solution la plus immédiate. De plus, ils représentent aussi un élément de réponse à l’augmentation du coût des carburants et à la baisse des réserves pétrolières.
Source: ADEME H & B Communication Nadège Chapelin – Claudia Berthol
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